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Jumping - Olivier Guillon, Eugénie Angot, Markus Fuchs : 1er, 2nde et 3ème du Top R.I.D.E

Olivier, la remontée depuis les profondeurs d'un classement semble être devenue votre spécialité depuis Mannheim&
Dans ce genre de système, il y a deux solutions : ou bien vous débutez le concours bien et il s'agit de gérer tranquillement votre position sans avoir besoin de courir après une victoire par la suite pour rattraper les dix meilleurs ou alors on fait comme moi, c'est-à-dire rater ses premières épreuves et être obligé de gagner pour remonter dans le classement. Je n'avais plus le choix et en plus j'avais la chance avec moi depuis hier.

Comment se présentait ce parcours techniquement ?
C'était complètement différent d'un Grand Prix traditionnel. Cela culminait à 1m50, tout au plus, les obstacles étaient plus espacés, pas de triple, une seule combinaison : c'était construit pour aller vite, pour des chevaux rapides ce qui était le cas avec la composition de ce top 10. Le parcours de ce matin était techniquement plus difficile que celui du Top R.I.D.E, c'était plus un Grand Prix.

Vous avez choisi une longue trajectoire sur l'oxer Nesquik, ce sont les circonstances qui vous ont poussées à prendre ce risque ?
Oui, la distance n'était pas trop bonne et dans ces cas-là, il faut prendre rapidement sa décision : soit je me rapprochai au risque de perdre un peu de temps et surtout de faire une faute en étant trop près ; comme le cheval a des moyens, j'ai choisi cette longue foulée. J'avais perdu un peu le contrôle de mon cheval sur l'oxer précédent d'où ce problème de distance. Et de toute façon, vu les cavaliers qui passaient derrière moi, je n'avais pas trop le choix, il fallait prendre cette distance en avant.


Eugénie Angot

Il vous a manqué 11 centièmes au bout du compte, où croyez-vous les avoir perdus ?
On m'a dit que j'aurais plutôt perdu du temps en début de parcours, après le n°3, j'étais plutôt plus rapide que les autres.

Cette formule du Top R.I.D.E semble être une réussite : cela a bien fonctionné auprès du public, l'avez-vous ressenti de la même façon,
Oui, j'ai trouvé cela très intéressant. Peut-être que quelques réaménagements des coefficients seraient nécessaires.

Marcus Fuchs
Qu'a-t-il manqué à Nirmette aujourd'hui pour être plus rapide que les deux Français ?
Ce n'est pas à Nirmette qu'il manquait quelque chose, mais à moi. J'ai voulu couper quelques virages, notamment avant le n°5, mais comme elle ne tourne pas très bien à droite, je n'ai pas pu prendre cette option, j'ai donc choisi d'allonger la foulée. J'ai trouvé une très longue distance sur le vertical n°5 alors j'ai dû ralentir très fort après pour aller sur le 6 et c'est là que j'ai perdu un peu de temps. Et puis je suis peut-être trop vieux pour aller vite !

Cette formule spécifique au R.I.D.E vous plaît-elle toujours ?
Oui, j'avais aimé il y a trois ans, mais ce n'est pas un système à généraliser chaque semaine sur tous les concours. Deux trois fois par an, cela suffirait. Parce que c'est une formule qui ne nous laisse pas beaucoup de temps pour respirer. On est sous pression pendant trois jours, il fait toujours faire des calculs. Donc un bon concept mais avec une restriction : le coefficient de la sixième épreuve, 4, est trop élevé par rapport au reste de la compétition. Il y a eu trop de bouleversements immérités comme celui qui est arrivé à Steve Guerdat qui a fait pratiquement tout les R.I.D.E dans les trois premiers et qui finit 11ème ce matin.  

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